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7月27日

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11月29日

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Mon Amour

Mon Amour

 

Amour, amour,

Mon tendre et délicieux amour,

J’attends heure près heure,

Après nuit, après jour,

Que tu me reviennes,

Toi mes joies, toi ma peine

De t’avoir perdu...de vue

Mais tant que j’aime

A perdre la raison

Ou l’espoir de survie.

Toi qui nourris mon coeur

Et qui rythmes ma vie

De ta présence belle,

De ton visage joli

De ta voix qui m’appelle,

De ta bouche qui sourit.

De tes yeux qui me disent qu’il est bon d’être deux,

Qu’il est bon de s’aimer,

Qu’il est bon d’être heureux

De vivre et de semer de l’amour entre nous

Aujourd’hui et demain et toujours malgré tout...

Ce qui peut arriver !

À raison ou à tort...

Ma vie c’est de t’aimer,

Jusqu’au bout de la mort.

11月10日

Il y a ............l’amour

Il y a ............l’amour

 

Il y a les regards de l’amour

Il y a ses formes et ses contours

Il y a ses lieux et ses images

 

Il y a tes cheveux et surtout ton visage

Il y a son silence, son évidence

Il y a tes yeux.....ils sont immenses

Il est le beau, il est sans mot

Il me rend fou ou alors idiot

Il est sensations fortes et variées

Aux dérapages voulus

Rarement contrôlés

 

Il est mon plaisir de te regarder

De te sentir et de toucher

Il est saveurs finement mêlées

Attisant mon désir ma sensualité

Il m’électrise de frissons

Et m’enveloppe de volupté

Il impose parfois la perte de soi

En échange d’un gain d’émoi

Il est jus de sens pressées

Bouillon de passion

Nectar d’éternité

K.B.

11月4日

Vue du ciel

Vue du ciel

 

Sous le ciel éternel

D’un bleu presque irréel

Paressent des nuages

Ils ont l'air si heureux.

 

Sous les nuages

Un temps pluvieux

Sévit sur le village

Qui abrite tes yeux.

 

Ils sont bleus comme le ciel

Ciel au dessus des nuages

Bleu entouré de blanc

Blanc, comme les nuages

Nuages en dessous du ciel.

 

Et ce mélange m’éblouit,

Comme le soleil

Soleil en dessous du ciel.

 

Jusqu’à ce que la pluie me rappelle

Que le ciel est au dessus du soleil

Que le soleil est au dessus des nuages,

Et les nuages au dessus du village

Où nous célébrons notre mariage.

K.B.

Vision

Vision

 

Décor planté d’une rivière ruisselante

Accompagnée d’hirondelles

Qui entonnent un chant

Parterre fleuri dans une nature luxuriante

Je te place là,

Assise, en bordure du courant.

 

Les cheveux lâchés,

Ne regardant que le ciel

Les yeux et les oreilles emplis de beauté éternelle

Tu laisses passer le temps

Sans tourner le regard

En pensant au présent sans nul autre retard.

 

Tableau irréel,

Que j’ai peint dans ma tête

Ou vision divine,

Qu’à mon destin je prête

Tu n’en es que plus belle au moment où j’accepte

De te donner mon coeur sans que procédure soit faite.

 

Allongé près de toi d’un complice intérêt

Je caresse le vent dans un geste distrait

Attendant le moment où la lune d’été

Projettera ton ombre sur mon corps aimanté.

K.B.

Tu me plais

Tu me plais

 

Tes lèvres me plaisent

Et je les caresse

Elles ont le teint rose

Et la chair épaisse

Elles plaisent à mes doigts

Qui en font le tour

Elles guident mes yeux,

Qui lisent l’amour.

Elles sont tout un monde

Où je me retrouve

Et fixe le temps

Dont la fuite m’éprouve

 

Je veux les célébrer à chaque seconde

Dans une admiration sans fin et toujours féconde

 

Au delà de tes lèvres closes qui ne disent mot,

C’est tout ton atour que je trouve beau

Et si je suis là à te regarder

C’est que tu es belle... et que tu me plais.

K.B.

Roking Chair

Roking-chair

 

Un jour j’ai déposé ton coeur

Sur un vieux rocking-chair

Qui se balance au gré des courants d’air

En attendant le jour et l’heure.

Il se balance inlassablement

Dans un rythme régulier

et sans pour autant fixer le temps

Il laisse les heures doucement s’écouler

Ce coeur est très patient

Et il sait se balancer

En attendant l’événement

Qui va bientôt arriver.

 

Des flammes dansent dans la cheminée

Fascinées par ce perpétuel balancement

Comme mille serpents charmés

Par la flûte d’un vieux sultan

Aucun mot n’est prononcé, il n’en est point besoin

Car la scène est trop belle, du début jusqu’à la fin

Toutes ces images se balancent dans ma tête

Comme ton coeur sur le vieux rocking-chair

Nourrissant l’attente d’un bonheur qui guette

L'instant ultime où tu seras mère.

K.B.

Elle

Elle

 

Elle est tellement belle

Et sensuelle

Qu’en rêvant d’elle

Je vis une hirondelle

A tire d’aile

Percer le ciel

De l’amour éternel.

K.B.

Délire amoureux

Délire amoureux

 

Femme dans ta nudité je te veux

Pour m’y blottir les yeux fermés

Sur ton corps chaud et creux

Je me répands pour mieux t’aimer.

 

Avide de ta chair d’une chaleur certaine

Je sens ton corps, au mien il s’enchaîne.

J’anime tes sens aux fins de te couvrir

D’une douceur étrange et d’un profond plaisir.

 

Ton corps s’agite, doucement se consume

Parcouru de mes mains qui ton désir allument.

Ton souffle s’épaissit et tes seins se soulèvent

Et tout te fait penser que tu es dans un rêve.

 

Ton regard se voile, il se fixe pesamment

Sur la vision fictive d’un bateau s’envolant

Vers le ciel limpide d’un bleu éblouissant

qui vers lui t’attire irrésistiblement.

 

Tes bras se tendent dans leur douce blancheur

Se prenant pour les ailes de l’oiseau migrateur.

Ils battent l’air tout en espérant

Rejoindre ainsi le beau firmament.

 

Ivre de contenir l’ardeur qui t’étreint

Tu t’ouvres à moi semblable à une plaie

Achevant l’envie de te donner enfin

K.B.

Le chevalier rêveur

LE CHEVALIER RÊVEUR

La princesse Océane était la plus belle fille du royaume et procurait à ses parents une légitime fierté. Cependant un oracle avait prédit qu’au jour anniversaire de sa vingtième année, elle tomberait dans un coma éternel, sans qu’on sache l’origine de ce mauvais présage. Impuissants, le roi et la reine espéraient néanmoins qu’il n’en serait pas ainsi et, comme ils étaient très croyants, tous les jours que Dieu fit, ils priaient pour que leur chère fille puisse connaître le bonheur, et lui promirent un fabuleux mariage si, d’aventure, elle échappait au mauvais sort. Hélas, le jour venu et, malgré toutes les prières, le présage se vérifia.

La princesse, en tombant dans un profond sommeil, plongea la famille royale dans un grand désarroi. Le roi fit appel aux plus valeureux chevaliers à qui il ordonna de pénétrer dans le royaume de la mort, à l’origine de tous les malheurs. Les écuyers, partis en mission, informaient le roi, mais au huitième jour qui suivait leur départ, plus aucune nouvelle n’arrivait ; et, le royaume, bientôt, ne compta plus qu’un seul chevalier. Celui-ci ne jouissait d’aucune estime et était même la risée de tous ses compagnons d’arme qui le surnommaient " le chevalier rêveur", tant il était distrait. La reine dut convaincre son mari qu’il était leur dernière chance de revoir leur fille en vie, même si l’espoir qui demeurait semblait bien dérisoire. Le chevalier rêveur fut donc prestement convoqué auprès du roi, qui, pour être plus persuasif, promit à son sujet la main de sa fille, si celui-ci réussissait l’impossible. Le chevalier, béat de stupeur devant la promesse faite par le roi, accepta immédiatement, avoua qu’il aimait la princesse depuis très longtemps et qu’il ferait tout pour réussir.

Il se mit aussitôt en route, sans trop savoir où pouvait se trouver le fameux royaume qui abritait la mort. Au bout de deux jours de chevauchée ininterrompue, il fit halte au pied d’un arbre, pour se reposer quelques instants. A peine étendu, il s’endormit profondément et fit un étrange rêve où apparut un animal doté d’une corne sur le front. Ce ne pouvait être que la licorne, messagère de Dieu, qui avait le pouvoir de prévoir l’avenir. Celle-ci lui proposa de continuer son chemin pendant une autre journée avant d’arriver aux limites du royaume de la mort, qui se matérialisait par une forêt impénétrable. Elle le prévint aussi qu’à ce moment-là, il ne lui resterait que quatre jours pleins pour déjouer tous les pièges que recelait le labyrinthe vert, érigé par le diable noir.

"Au bord de cette forêt, lui dit-elle, tu trouveras un arbre mort qui t’aidera à surmonter tous les obstacles qui ne manqueront pas de surgir sur ton chemin. Tu devras néanmoins formuler les paroles suivantes":

"Par la grâce de dieu

Arbre bienfaiteur des gens pieux

Aide-moi à déjouer le mauvais sort

Et à terrasser l’âme de la Mort."

En se réveillant, le chevalier rêveur se remémora cette étrange apparition onirique et se convainquit qu’il devait suivre les conseils de la divine licorne. Après un jour de voyage, il se trouva en effet au bord d’une immense barrière verte, surgit d’on ne sait où et il n’eut pas de mal à repérer un minuscule arbre mort qui jurait avec le cadre ambiant. Il se concentra profondément pour se rappeler exactement la formule à prononcer et déclama d’une voix forte :

"Par la grâce de dieu

Arbre bienfaiteur des gens pieux

Aide-moi à déjouer le mauvais sort

Et à terrasser l’âme de la Mort."

A ces mots, l’arbre chétif se couvrit de feuilles d’or et prononça ceci :

"Cueille donc ces quelques feuilles, pieux chevalier, et chaque fois que tu seras la proie des méfaits du diable noir, tu jetteras à terre une de ces feuilles et tu seras délivré de ton calvaire".

Le chevalier obtempéra et fit une ample cueillette, se persuadant désormais que rien ne serait en mesure de l’arrêter. Il reprit donc son chemin, investi d’un pouvoir qu’il comptait bien utiliser. L’occasion de vérifier l’efficacité de sa toute nouvelle puissance se présenta bientôt quand, arrivant à l’orée d’une accueillante clairière, il sentit soudain le sol se dérober sous ses pieds.

Le gouffre se rapprochait à vive allure et il s’aperçût, le temps d’un éclair, qu’il y grouillait une multitude de serpents à deux têtes. Avec rapidité, il plongea la main dans sa besace pour saisir une feuille d’or qu’il lança aussitôt en direction de ces bêtes diaboliques. Au moment où ses pieds touchèrent le fond, il constata que le miracle avait opéré et que sa chute avait été amortie par un épais lit de feuilles. Sa vigilance décupla lorsqu’il sortit de ce guêpier.

La nuit tombée, il décida de faire halte pour se remettre de ses émotions mais il ne ferma point l’oeil, laissant seulement sa pensée vagabonder vers celle qui serait dans trois jours son épouse. Dès l’aube, il repartit de l’avant, s’inquiétant néanmoins de n’avoir pu, depuis son départ, se désaltérer, craignant ainsi de perdre ses précieuses forces. A la mi-journée, son allure avait inévitablement baissé et sa vision n’était plus tout à fait claire.

Tendant l’oreille, il entendit distinctement le bruit, ô combien mélodieux! d’un ruissellement qui provenait d’une source qu’il localisa à vingt mètres à peine. Ses jambes le portèrent précipitamment vers cette eau miraculeuse qu’il but à s’en saouler l’âme.

Bien mal lui en prit car, quelques minutes plus tard, il ressentit une légère douleur dans le ventre, qui se transforma bientôt en une insupportable brûlure. Le désaltérant liquide, une fois ingurgité, s’était changé en un bouillonnant acide qui le rongeait de l’intérieur. Tous ses organes étaient dévorés par l’invisible monstre et le chevalier rêveur s’écroula.

En tombant, sa besace se renversa, déversant du même coup une poignée de feuilles d’or qui, au contact du sol, se métamorphosèrent en une fiole contenant un blanchâtre antidote. Rassemblant le peu de forces qui lui restaient, le pieux chevalier saisit l’opportune bouteille pour en avaler le contenu. Aussitôt, le mal s’estompa et il constata une nouvelle fois qu’il avait été miraculeusement sauvé d’une mort certaine. Il comprit à ce moment précis comment avaient pu être cruellement éliminés ses courageux prédécesseurs.

Il se remit aussitôt en marche en se demandant quelle nouvelle déconvenue il allait immanquablement connaître. Il constata rapidement qu’il ne lui restait plus que deux petites journées devant lui, ce qui le rendit un peu plus nerveux. Tout en pressant l’allure, il palpa le contenu de sa besace, s’effrayant de sentir que son capital de feuilles d’or avait fondu.

"Heureuse ou non, la fin de mon épopée approche", se dit-il à haute voix.

Au bout d’une journée de recherche infructueuse, il repéra droit devant lui une énigmatique chute d’eau qui ne produisait aucun bruit au contact du sol. En s’approchant prudemment, il en découvrit aussitôt l’explication. Un puits sans fond dévorait toute cette eau dans un silence inquiétant. Décrochant alors une liane d’un arbre, il se mit en mesure de descendre pour voir ce qui se cachait en ce lieu sous-terrain. Serait-ce la demeure cachée de l’âme de la mort ? Il allait bientôt être fixé. Progressant en rappel, il put au bout d’une dizaine de mètres poser les pieds sur un palier rocheux qui accédait à l’entrée d’une grotte.

Une cape noire surmontée d’une tête de mort commandait l’accès de l’antre maudit, faisant comprendre au chevalier que toute tentative de pénétrer dans ce repaire, représentait un grand danger pour sa vie. Il pensa que seul, le diable noir devait être admis en un tel endroit et réfléchit un long moment à ce qu’il convenait de faire. Enfin, il retira de sa besace l’ultime feuille d’or, en cet ultime jour, la jeta à terre en espérant obtenir une solution à son problème.

Une intense lumière se dégagea alors en ce lieu obscur, suivie de l’apparition de la divine licorne, qu’il n’avait jusqu’à présent vue qu’en rêve. L’animal dirigea sa corne puissante vers la cape noire, et déclencha un feu puissant qui embrasa immédiatement l’antre diabolique, d’où monta un râle agonisant. La force purificatrice de la bête venait d’anéantir l’esprit maléfique de la mort.

Le chevalier rêveur s’était entre-temps évanoui et ne fut réveillé que par les soupirs de la princesse Océane qui revenait à la vie, et au chevet de laquelle il était réapparu. La famille royale, devant le bonheur retrouvé, célébra le plus beau mariage qu’il eût été donné dans le royaume et le chevalier salvateur fut porté en triomphe. En s’endormant ce soir-là auprès de sa bien-aimée, le nouveau prince vit une dernière fois en rêve la divine licorne qui lui prédit un bonheur éternel et de nombreux enfants.

K.B.

Il était une foi

 Il était une foi

Il était un coeur
Et il était une voix
Qui battait sans peur
Qui parlait de toi
Il était un regard
Et il était un pas
Qui scrutait le noir
Qui cherchait ta voie
Il était des lèvres
Et il était des doigts
Qui avaient la fièvre
Qui tremblaient de froid
Il y avait ma main
Et il y avait la tienne
Elles serviront de liens...


Pour peu que l’on s’aime.

K.B.

 
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